Eté 2017, Science-Fiction

La planète des singes: suprématie ou le syndrome The artist des singes

Le final de la prélogie initié avec le premier film -chef d’œuvre- avec James Franco est-il à la hauteur de la qualité de ses prédécesseurs ? Décryptage arboricole!

En ressortant de l’avant-première, ma première réaction a été de vérifier que je respirais (pour l’anecdote j’ai oublié une partie de mes affaires après la projection mais tout le monde s’en fout) tant le film m’a captivé. Les premiers mots que j’ai prononcé? « J’ai vu du vrai cinéma ».

Alors certes, en disant cela je n’avais pas de recul sur le film mais c’est tout de même révélateur des grandes lignes puissantes du long métrage.

La première d’entre elles est probablement les singes. Ils sont, tout simplement, visuellement réussis. Chacun ayant une particularité pour les différencier mais ressemblant tellement à de vrais singes. Rien que le travail sur le pelage des protagonistes est impressionnant. Je crois qu’il est inutile de discuter de l’interprétation d’Andy Serkis, tellement elle est juste et bluffante. Je ne comprends pas comment il n’a pu gagner aucune récompense (malgré ses nominations).

Visuellement travaillé, la 3D est, elle aussi, impressionnante, particulièrement dans la scène d’ouverture avec les jeux de lasers. Bref, vous l’aurez compris, l’équipe des effets spéciaux de ce film a réalisé un travail titanesque pour rendre hommage à une saga classique du septième art.

D’ailleurs si le film m’est apparu comme étant une expérience à vivre dans les salle obscurs, c’est aussi probablement grâce au casting en générale! Woody Harrelson est tout simplement un véritable antagoniste de cinéma. Torturé, complexe, son personnage devient brillant sur le papier est sublimé par une interprétation sans faille bien loin de ses grimaces dans la saga Insaisissables.

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Malheureusement, quand on parle des personnages, tout n’est pas parfait… Globalement réussi, l’histoire tient debout, à part un détail: l’ajout d’un Jar jar binks primate. Et on peut le dire, c’est le drame. Le personnage est drôle (la scène où sa tête sort du sol est définitivement l’un de celles que je vais retenir) mais trop souvent il devient idiot et bien trop maladroit pour paraître crédible. Je ne suis pas contre l’ajout d’un peu d’humour dans un film de tension dramatique, bien au contraire. Mais il faut le faire avec parcimonie (fallait que je case l’expression quelque part).

Dernier petit bémol du film, son rythme dans la deuxième partie qui a tendance à diminuer. Enfin quand on voit la complexité de l’histoire ce n’est pas étonnant.

Parlons de l’histoire d’ailleurs ou plutôt de la réflexion qui s’y cache. Le film ne cesse de jongler avec un thème principal: le langage. Et je pense, en extrapolant, que le propos du film est de faire réaliser que ce n’est pas parce qu’on a la capacité de parler que cela fait de nous des êtres sensés et intelligents. Les nombreux twists, qui m’ont surpris la plupart du temps, renforcent cette idée.

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En bref : magnifique

Note : 9/10

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